1

2

Jean d’Ormesson écrit ci un semblant d’autobiographie, un semblant de mémoires, un semblant d’Histoire. Soucieux de n’appartenir à aucun de ces genres, il écrit une ode à l’originalité. À travers ses yeux, il nous fait découvrir les petits plaisirs de la vie, les grands malheurs de l’histoire, les grands exploits des hommes et les faux-semblants d’une France en continuelle reconstruction. L’auteur se met en scène par un procès intenté contre lui même. Le juge est son « sur-lui », et demande à l’accusé de faire défiler son passé. Seulement ce ne sont pas des Mémoires au sens stricte du terme, l’auteur devient un personnage, un pion de la grande Histoire. Il confie son interprétation, ses jugements, ses peurs, ses doutes sur la société et la vie humaine. La dernière page se termine ainsi : «  je n’ai presque rien fait de ce temps que vous m’avez prêté avant de me le reprendre. Mais, avec maladresse et ignorance, je n’ai jamais cessé, du fond de mon abîme, de chercher le chemin, la vérité et la vie. » 

Lecture Agréable et enivrante ! Laissez-vous aller au coeur de cette écriture limpide, simple et poétique de Jean D’Ormesson.